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Appel à contribution du Réseau Africain des Jeunes Chercheurs (RAJEC)

Devant les graves difficultés économiques vécues par bon nombre de pays africains durant la décennie 1990, les Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) ont été présentés par les bailleurs de fonds comme la panacée pour sortir de la crise. Seulement, les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes. Suite à cet échec des PAS, un autre modèle inspiré des Sciences de Gestion des Entreprises a été expérimenté. Il s’agit de la Bonne Gouvernance qui suppose la gestion et la participation démocratique des populations aux politiques de développement. Malgré la transparence prônée par ce modèle, on a assisté à des actions plus symboliques que pratiques en matière de réformes politiques. Le résultat de ces réformes paraît répondre plus à une satisfaction des partenaires financiers et techniques qu’à la complexité des demandes sociales des populations. Cette faible efficacité dans la gestion publique expliquerait la fréquence des mouvements sociaux en Afrique.

S’il est vrai qu’aucun développement n’est possible dans le désordre, l’insécurité et l’anarchie, force est de constater que l’émergence de la France ou de l’Amérique modernes s’est faite au prix de révolutions. L’émergence du terrorisme international, la complexité ethnico-culturelle des pays africains et la fragilité de leurs structures politiques, économiques et sociales éliminent de facto l’option d’un développement déclenché par quelque forme de violence que ce soit. Il appartient donc aux jeunes chercheurs de réfléchir aux voies et moyens pour une Afrique qui épouse les nobles principes de bonne gouvernance, mais ce de façon harmonieuse et optimale du point de vue du développement. En toile de fond, il faut un changement profond de philosophie de gouvernance, élaborer de thèses originales de gouvernance politique en Afrique.

Une autre problématique qui s’impose à l’Afrique de demain est celle, non pas forcément de sa place dans la mondialisation où les Etats africains semblent se chercher, mais si nécessaire celle de son propre chemin à elle, y comprit en dehors ou à coté de celle-ci. Comme le faisait déjà remarquer Jean Rodrigue Élisée, « La refondation de l’Afrique passe par le retour sur soi et le départ de soi, en réfutant le modèle de l’Etat néocolonial, recentrer les institutions sur l’homme africain, sur l’individu et le citoyen, et non l’inverse ». L’Afrique ayant trop souvent été le théâtre d’expérimentations de toutes sortes de modes de pensée extérieure, il appartient aux groupes intellectuels d’explorer des voies propres au continent et respectueuses de ses valeurs, de son potentiel et de sa vision du développement. Après les festivités, le réveil ne doit pas être brutal pour les générations futures.

C’est dans ce contexte que le Réseau Africain des Jeunes Chercheurs (RAJEC) lance un appel à contribution portant sur la thématique « Afrique et Développement : Bilans et Perspectives des Jeunesses Africaines ».

Les contributions sont attendues des jeunes universitaires, des jeunes chercheurs, des jeunes experts des Etats et des organismes de développement ainsi que des jeunes acteurs de la société civile. Les propositions de texte devraient afficher leur pertinence pour le thème général de l’ouvrage, tout en s’inscrivant dans l’un des axes de réflexion proposés ci-dessous :

Axe 1 : Approches, Idéologies et discours sur le développement

Axe 2 : Processus de démocratisation et développement

Axe 3 : Intégration régionale et développement

Axe 4 : Nouvelle politique internationale et développement

Axe 5 : Incertitudes, Marginalisations et développement

Axe 6 : Politiques publiques nationales et développement

Axe 7 : Langues, cultures et développement

Chaque proposition d’article consistant en un document de 2 pages maximum comprend :

1. L’intitulé de l’article et l’axe dans lequel il s’insère ;

2. L’affiliation institutionnelle et une brève présentation de l’auteur, ainsi qu’une indication de son intérêt pour la thématique ;

3. Un résumé de sa proposition (en français, ou en anglais) de 300 mots au maximum.

Les propositions doivent être envoyées par voie électronique au plus tard le 20 novembre 2011. Le comité scientifique procèdera à une présélection et les auteurs des propositions de communications retenues seront informés au plus tard le 20 décembre 2011.

Les auteurs ainsi présélectionnés devront faire parvenir le texte de leur communication au comité de rédaction, avant le 20 février 2012.

Le comité scientifique pourrait requérir des contributeurs présélectionnés qu’ils réajustent leurs propositions pour tenir compte de la ligne éditoriale de l’ouvrage.

Les propositions de communication doivent être envoyées aux adresses électroniques suivantes :

- Dr ABOA Abia Alain Laurent : aboaalainlaurent@yahoo.fr (Responsable du Comité scientifique)

- M. Nkengfack Hilaire : nkengfack@yahoo.fr

- M. TANDIA Aboubakr : tandiaaboubakr@yahoo.com

La date limite d’envoi des propositions de communications est le 20 novembre 2011.

Pour toutes informations complémentaires, écrire aux adresses ci-dessus mentionnées.

Publié le 7 novembre 2011

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