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Bulletin de l’IAG, mai 2013

Le numéro du bulletin du mois de mai 2013 est accessible à travers le lien : http://www.iag-agi.org/IMG/pdf/IAG-Bulletin-38.pdf

En cette année dédiée par la Commission de l’Union Africaine au thème ‘Panafricanisme et Renaissance Africaine’, le Continent est à un virage dans son chemin pour le développement et les décideurs Africains se trouvent face à des choix décisifs à effectuer. Ces derniers ont d’une part la possibilité d’investir les revenus des ressources naturelles dans la population afin de générer de l’emploi et des opportunités pour des millions de personnes aujourd’hui et pour les générations futures. Ou alors ils peuvent laisser passer cette opportunité, contribuant ainsi à l’augmentation et l’enracinement du chômage et des inégalités. Dans la plupart des pays d’Afrique, les revenus des ressources naturelles accroissent le fossé entre les riches et les pauvres. Même si beaucoup a été fait, cette décennie de forte croissance n’a pas apporté les améliorations escomptées en termes de réduction durable de la pauvreté, de santé, d’éducation et d’alimentation. L’IAG est convaincu que l’Afrique peut mieux gérer son vaste patrimoine de ressources naturelles afin d’améliorer la vie des habitants du Continent en établissant des programmes nationaux ambitieux pour renforcer la transparence et la responsabilisation. Cependant, l’évasion fiscale internationale et la fraude, la corruption et la mauvaise gouvernance constituent des défis majeurs.

Dans cette optique, ce numéro du Bulletin veut amplifier l’écho du dernier Rapport sur les Progrès en Afrique. Ce rapport exhorte tous les pays de l’OCDE à reconnaître le coût de l’inaction dans ce domaine essentiel. L’Afrique perd deux fois plus en flux financiers illicites que l’aide internationale reçue. L’Africa Progress Panel estime qu’il est inadmissible que certaines entreprises, souvent appuyées par des fonctionnaires véreux qui usent de l’évasion fiscale, de prix de transfert et de possession de sociétés anonymes dans le but de maximiser leurs profits, tandis que des millions d’Africains ont une alimentation et un système de santé et d’éducation inadéquats. Le rapport montre qu’entre 2010 et 2012, il y a eu en République démocratique du Congo cinq transactions qui ont coûté au pays plus de 1,3 milliards de dollars de revenus à travers la sous-évaluation et la vente d’actifs à des investisseurs étrangers. Cette somme représente deux fois les budgets annuels de santé et d’éducation de ce pays qui possède l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde et sept millions d’enfants déscolarisés.

Construire un environnement de confiance est plus difficile que procéder à des changements de politiques – Cependant c’est la condition ultime pour des réformes efficaces.

Le rapport de cette année propose un programme commun pour le changement :
- Les gouvernements Africains doivent améliorer leur gouvernance et renforcer leur capacité nationale de gestion des industries extractives dans le cadre plus large d’une stratégie économique et de développement ;
- Les gouvernements Africains doivent mettre la transparence et la responsabilisation au cœur des politiques de ressources naturelles, assurer un juste partage du revenu des ressources naturelles pour leurs citoyens, et étendre les bénéfices de ces revenus au niveau des dépenses publiques équitables ;
- La communauté internationale doit s’appuyer à la fois sur la loi américaine Dodd-Frank et la législation communautaire afin d’élaborer une norme mondiale pour la transparence et la divulgation, développer une réponse multilatérale crédible et effective afin de taxer l’évasion fiscale et l’évitement, et lutter contre le blanchiment d’argent et les sociétés écrans anonymes ;
- Les Entreprises privées internationales doivent suivre les meilleures pratiques en matière de transparence, renforcer les capacités nationales, procurer davantage de produits et services localement, et élever le niveau dans tous les domaines de la responsabilité sociale et de la responsabilisation des entreprises ;
- Les Acteurs Non Étatiques doivent renforcer leurs capacités et continuer à responsabiliser les gouvernements et les entreprises .

Vous trouverez dans ce bulletin :
- Partie I : Le Paradoxe Des Ressources Naturelles : La Richesse En Ressources au Milieu La Pauvreté Humaine
- Partie II : Le « Supercycle des Matières Premières » Comme Moteur de La Croissance
- Partie III : Le Coût d’une Mauvaise Gestion
- Partie IV : Débloquer les Potentiels Pour les Générations Futures
- Partie V : Un Agenda Commun Pour un Changement qui Profite à Tous


Voir en ligne : Bulletin de l’IAG

Publié le 28 mai 2013

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