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Dix ans du MAEP « Un travail considérable abattu »

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) a dix ans. Une occasion que les chefs d’Etat et de gouvernement, participant au MAEP ont saisie pour faire une rétrospective et une introspection de l’institution et ce, afin d’améliorer le mécanisme pour en accroître l’impact sur la gouvernance. Au Burkina Faso, une série d’activités a été organisée, du 17 au 20 avril, pour commémorer l’événement. Et le petit-déjeuner de presse, organisé le 18 avril 2013 par le secrétariat permanent, a consisté à faire un bilan des activités du MAEP. En dépit des actions qui ont été réalisées, le MAEP reste peu connu des populations. Le débat a été animé par le secrétaire permanent du MAEP au Burkina Faso, Jean-Baptiste Natama, et le docteur Mustapha Mekideche, membre du panel des éminentes personnalités du MAEP.

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), en dix ans d’existence, reste très peu connu des populations. C’est ce qui ressort du petit-déjeuner de presse organisé le 18 avril 2013 par le secrétariat permanent à Ouagadougou. De l’avis du docteur Mustapha Mekideche, membre du panel des éminentes personnalités du MAEP, des succès ont été engrangés en ce qui concerne l’adhésion volontaire des pays au processus avec celles récentes de la Tunisie, de l’Egypte, du Tchad et du Cap-vert au mécanisme qui compte 33 pays membres. Toutefois, selon lui, il reste encore beaucoup à faire pour sensibiliser le public, assurer l’appropriation nationale, avoir un processus participatif associant toutes les parties prenantes et mettre en œuvre les recommandations issues des évaluations.

« Renforcer les mécanismes du dialogue social »

Le secrétaire permanent du MAEP, Jean-Baptiste Natama, dira qu’il faut renforcer les mécanismes du dialogue social pour permettre aux Burkinabé de définir ensemble leurs ambitions pour le pays et de travailler à l’émergence d’une véritable intelligence nationale burkinabé prenant en compte toutes les aspirations du peuple. Et d’ajouter que le processus de construction de la démocratie est un long parcours et repose sur l’appropriation de valeurs liées à la bonne gouvernance. « Même si le travail abattu est considérable, il faut poursuivre les efforts dans le but de s’assurer que nous créons une masse critique de citoyens capables de participer à la construction démocratique de notre pays, à la promotion de la bonne gouvernance sur la base de la confiance individuelle et collective », a-t-il confié. En ce qui concerne la méconnaissance du mécanisme par l’opinion publique, il s’agit d’une responsabilité partagée, affirmera le secrétaire permanent du MAEP. C’est pourquoi il a interpellé les hommes de média à chercher les informations relatives au MAEP et à informer l’opinion publique de sorte à accompagner l’action du MAEP car, « nous sommes convaincus que le succès du MAEP repose sur sa connaissance par la population. La construction de l’Afrique ne peut pas être celle des dirigeants africains seuls, c’est la construction avec tous les Africains », a-t-il conclu.

Cathérine PILABRE (Stagiaire)

Source : Le pays

Publié le 25 avril 2013