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Flux financiers illicites : l’ex-Président Mbeki mène une mission de revue en République Démocratique du Congo

Quelle est l’ampleur et la complexité des flux financiers illicites en provenance de la République Démocratique du Congo (RDC), quels en sont les principales causes, que font les acteurs étatiques et non-étatiques pour enrayer ce phénomène et quels sont les obstacles qui entravent les efforts de ces derniers ? Ce sont des questions essentielles auxquelles le Groupe de Personnalités de Haut Niveaux contre sur les Flux Financiers Illicites (FFI) en Provenance de l’Afrique (GPHN) essayera d’apporter des réponses durant une mission à Kinshasa, en RDC du 26 au 28 août 2013. La mission sera conduite par l’ancien Président sud-africain Thabo Mbeki qui assure la Présidence du Groupe.

La visite s’inscrit dans le cadre de sept études de cas pays dont l’objectif est d’examiner en profondeur la question de flux illicites d’argent en provenance de l’Afrique afin de formuler des recommandations pour y mettre fin et de réparer le préjudice infligé aux économies africaines par ces pratiques.

L’idée de créer le GPHN a vu le jour à Addis-Abeba en mars 2011 lors de la 4e réunion annuelle conjointe de la Conférence des Ministres Africains de l’Economie et des Finances de l’Union Africaine et la Conférence des Ministres Africains des Finances, de la Planification et du Développement Economique la Commission Economique pour l’Afrique. Mais le mandat du GPHN n’a commencé qu’en février 2012, après un travail de base mené par la CEA et la CUA – les deux institutions ont été appelées à coordonner le programme du Groupe.

La mission générale du Groupe consiste à formuler des recommandations claires sur la maîtrise des flux financiers illicites en provenance de l’Afrique., Cette mission est considérée comme cruciale dans la mesure où ces flux illicites, estimés à 50 milliards de dollars par an, ces dépassent l’aide publique au développement (APD) que reçoit le continent.

Le temps fort de la visite du GPHN en RDC sera marqué par un tête-à-tête prévu entre l’ex-Président Mbeki et le Président Joseph Kabila. Cette entrevue sera suivie d’une table ronde avec le Président Kabila accompagnés de certains membres de son Gouvernement et autres experts. Le Groupe tiendra également des séances de travail avec des dirigeants de plusieurs institutions étatiques, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, le Président de la Cellule Nationale des Renseignements Financiers, et d’importants acteurs de la société civile.

L’ex-Président Mbeki et sa suite seront accompagnés par une délégation de la CEA dirigée par M. Emmanuel Nnadozie Directeur de la Division des Politiques Macroéconomiques, et également Chef du Secrétariat du GPHN.

Notes aux rédacteurs

Le Groupe de Personnalités de haut Niveau contres sur les Flux Financiers Illicites en Provenances de l’Afrique qui comprend 10 membres, bénéficie de l’appui d’un Comité Technique (qui exécute concrètement les grandes orientations du Groupe) et un Secrétariat (qui soutient régulièrement le travail du Comité Technique et fournit des services de secrétariat au GPHN). Pour mener à bien sa mission, le Groupe fait un plaidoyer auprès des Gouvernements et des acteurs clés afin de constituer une coalition contre les flux financiers illicites en provenance d’Afrique ; met sur pied des consultations régionales avec les gouvernements et le grand public ; organise des ateliers de suivi pour préparer des rapports sur les données recueillies lors des consultations ; et dissémine des informations sur la réduction des ces flux.

L’objectif à long terme du Groupe de personnalités de Haut Niveau est d’examiner les facteurs sous-tendant les flux illicites et de faire comprendre au G-20 la nécessité d’améliorer la transparence et de renforcer le contrôle des banques et centres financiers internationaux ainsi que des centres financiers offshore qui reçoivent ces flux. En outre, il s’emploiera à mobiliser la volonté politique nécessaire auprès des gouvernements africains, des organisations régionales et internationales, de la société civile, du secteur privé et d’autres parties prenantes pour l’adoption des mesures fortes en vue d’enrayer le phénomène.

Source : UNECA

Publié le 26 août 2013

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