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Les taux d’éducation au rabais à cause du conflit et de la pauvreté

Le chef du département de l’éducation au sein du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Jo Bourne, le 6 septembre, a prévenu que si les enfants vulnérables « continuent d’être pris au piège de la pauvreté, des privations et de l’insécurité », ils n’atteindront pas leur plein potentiel. « Les investissements visant à augmenter le nombre d’écoles et d’enseignants pour faire correspondre la croissance démographique ne suffisent pas. Cette approche commerciale comme d’habitude n’entraînera pas les enfants les plus vulnérables à l’école – et ne les aidera pas à atteindre leur plein potentiel – s’ils continuent d’être pris au piège de la pauvreté, des privations et de l’insécurité », a-t-elle ajouté.

Des niveaux prolifiques de pauvreté, de conflits prolongés et d’urgences humanitaires complexes ont entraîné une stagnation dans la réduction du taux mondial hors scolarité au cours de la dernière décennie, ce qui a incité l’UNICEF à demander davantage d’investissements.

Soulignant que la guerre continue de menacer et d’inverser les gains d’éducation, l’UNICEF a déclaré que les enfants vivant dans les pays les plus pauvres du monde et dans les zones de conflit sont affectés de manière disproportionnée. Sur les 123 millions d’enfants qui manquent à l’école, 40% vivent dans les pays les moins avancés et 20% vivent dans des zones de conflit.

Avec 11,5% des enfants d’âge scolaire – soit 123 millions d’enfants hors de l’école aujourd’hui, comparativement à 12,8% – soit 135 millions en 2007, le pourcentage d’enfants de 6 à 15 ans à l’étranger n’a guère diminué au cours de la dernière décennie, selon l’UNICEF.

Avec leur niveau élevé de pauvreté, l’augmentation rapide des populations et les situations d’urgence récurrentes, l’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud représentent 75% de la population mondiale hors scolarisation primaire et inférieure du secondaire. « Les gouvernements et la communauté mondiale doivent cibler leurs investissements pour éliminer les facteurs qui empêchent ces enfants d’aller à l’école en premier lieu, notamment en rendant les écoles en sécurité et en améliorant l’enseignement et l’apprentissage », a-t-elle poursuivi.

Cependant, certains progrès ont été réalisés. L’Éthiopie et le Niger, parmi les pays les plus pauvres du monde, ont enregistré le plus grand taux de scolarisation chez les enfants d’âge scolaire, avec une augmentation de plus de 15% et d’environ 19% respectivement.

Les déficits de financement d’urgence pour l’éducation affectent l’accès des enfants en conflit à l’école.

En moyenne, moins de 2,7% des appels humanitaires mondiaux sont consacrés à l’éducation.

Six mois avant 2017, l’UNICEF n’avait reçu que 12% du financement requis pour assurer l’éducation des enfants dans les zones de crise. Des fonds supplémentaires sont nécessaires pour répondre au nombre croissant et à la complexité des crises et pour donner aux enfants la stabilité et les opportunités qu’ils méritent. « L’apprentissage fournit un soulagement pour les enfants touchés par des situations d’urgence à court terme, mais constitue également un investissement essentiel dans le développement futur des sociétés à long terme. Pourtant, l’investissement dans l’éducation ne répond pas aux réalités d’un monde volatil. Pour remédier à cela, nous devons assurer un financement plus important et plus prévisible pour l’éducation dans les situations d’urgence imprévisibles », a souligné Mme Bourne.

UNICEF

Publié le 10 septembre 2017

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