Ouverte le mercredi 1er août, la 2ème édition du Caucus africain des finances s’est clôturée hier jeudi 2 août dans le même cadre, à savoir : le salon Congo du Grand hôtel Kinshasa.
La lecture des résolutions dénommées «la déclaration de Kinshasa II» et le mot de clôture officielle des travaux par le Vice-premier ministre et ministre du Budget Daniel Mukoko, ont constitué l’essentiel de la cérémonie.
Au total, six résolutions sou-tendent la Déclaration de Kinshasa II. Les voici :
1. Renforcer les pools énergétiques en mobilisant et en mettant en commun les ressources nécessaires à la préparation et à la réalisation des projets transformateurs à impact régional ;
2. Mener des actions concertées en vue de mettre en place un fonds unique de préparation des projets transformateurs à impact régional ;
3. Stimuler la productivité agricole par le développement des projets régionaux intégrateurs à haut potentiel de transformation ;
4. Promouvoir entrepreneuriat et développer l’industrie manufacturière, spécialement dans l’agro-industrie, moteurs de création d’emplois particulièrement pour les femmes et les jeunes ;
5. Juguler l’impact de la crise économique notamment de la dette souveraine en zone euro sur les économies africaines ;
6. Poursuivre le plaidoyer en vue de renforcer la voix de l’Afrique au sein des institutions de Bretton Woods et accroître le nombre de cadres africains à tous les échelons du groupe de la Banque mondiale et du FMI.
Pour y parvenir, les gouverneurs africains du groupe du FMI et de la BM, ont décidé de :
Mettre en commun les ressources nécessaires à la préparation des projets énergétiques à impact régional. Pour ce faire, une demande est formulée à la BM de travailler avec la BAD et d’autres partenaires au développement pour établir une facilité unique de préparation des projets et veiller à la mobilisation des ressources, y compris des contributions de l’IDA ; offrir des garanties et les leviers nécessaires pour attirer les investisseurs du secteur privé et promouvoir des partenariats public-privé.
Stimuler la productivité agricole, en augmentant les ressources financières et en mobilisant des contributions additionnelles afin de financer le développement des ressources en eau et le développement de l’agriculture, etc.
Atténuer l’impact de la crise mondiale, particulièrement dans la zone euro sur les pays africains. Pour cela, on demande au FMI d’accroître la concessionnalité de ses prêts aux pays à faible revenu et de prolonger sa politique de taux d’intérêts sur les ressources concessionnelles au-delà de décembre 2012, etc.
Accroître la représentation de l’Afrique dans les institutions de Bretton Woods. Ici, une demande est adressée au FMI et à la BM d’améliorer la représentation africaine à tous les niveaux, prendre de toute urgence des mesures concrètes pour atteindre les objectifs de diversité fixés à tous les échelons, etc.
C’est le Gabon qui abritera la troisième édition du Caucus, l’année prochaine.
