Dans le cadre de son plan de travail 2010, l’IAG est parvenu à atteindre trois objectifs :
établir de manière crédible et consolider son rôle de plateforme pour le dialogue et le plaidoyer politiques sur la gouvernance de développement en Afrique ;
s’ancrer dans le paysage de la recherche stratégique sur la gouvernance en Afrique ;
renforcer son offre et amplifier ses capacités de dissémination et diffusion de l’information de référence sur la gouvernance en Afrique.
Le plan de travail 2011 de l’IAG prolonge cet acquis et s’inscrit dans le cadre de la programmation pluriannuelle 2010-2012. Il vise quatre chantiers :
Le renforcement du rôle d’appui et de conseil stratégique auprès de la Commission de l’Union Africaine - notamment du Département des Affaires Politiques en charge de la Gouvernance, ainsi que le renforcement des liens avec les autres instances panafricaines et acteurs de la Gouvernance (Communautés Economiques Régionales, CGLUA, PAP, MAEP, BAD, ECOSOCC, société civile, secteurs public et privé, …) ;
La mise en place d’un partenariat stratégique et opérationnel entre l’IAG et les Communautés Economiques Régionales en tant que piliers de l’intégration Africaine, en vue de contribuer à renforcer les liens entre les CER ainsi que leur rôle comme acteurs de gouvernance de développement dans le cadre de l’Architecture Africaine ;
Dans le cadre du rôle de facilitateur du dialogue UE/Afrique sur la gouvernance, la conduite en consortium de l’étude sur l’impact de l’instrument incitatif et financier de gouvernance Européen sur la promotion de la gouvernance en Afrique ;
La poursuite de l’amélioration qualitative de la diffusion/dissémination de l’information de référence sur la gouvernance en Afrique, la gestion des données et de l’intelligence collective.
Ces chantiers seront mis en œuvre dans le cadre d’une approche programmatique appuyant des processus à long terme, qui privilégient les dynamiques de fonds portées par des acteurs plutôt que les actions ponctuelles dans la promotion de la gouvernance de développement.
A- Pour le cycle 2011, les trois conférences annuelles de l’IAG vont porter sur les thèmes suivants :
La Contribution des Communautés Economiques Régionales à la Prévention des Conflits, la Paix et la Sécurité en Afrique ;
La Contribution des Communautés Economiques Régionales à la promotion de la Démocratie et des Droits de l’Homme en Afrique ;
Le rôle des Communautés Economiques Régionales en matière de transformations Economiques et Sociales en Afrique.
Chacune de ces conférences donnera lieu à l’élaboration d’un plan de travail et portera des recommandations à transmettre aux décideurs politiques sur les thématiques spécifiques identifiées comme pouvant être résolues dans le cadre du partenariat. Leurs actes seront publiés et diffusés sous forme d’Actes et en version électronique.
B- L’IAG va poursuivre l’appui apporté à la consolidation de la Plateforme Africaine de Gouvernance mise en place sous le leadership de la Commission de l’Union Africaine (DPA), en particulier le renforcement de la mise en cohérence des agendas de gouvernance des institutions politiquement mandatées qui la composent. Dans ce contexte, l’IAG va développer en 2011 un dialogue partagé avec les différentes instances panafricaines de gouvernance de l’AGA.
C- L’IAG va organiser un atelier de haut niveau (en collaboration avec l’IDEP, le CODESRIA et Transparency International Afrique/Moyen Orient) sur le thème ‘Gouvernance de développement et responsabilité’.
A- L’IAG va reconduire le ‘Programme des Vendredis de l’IAG’ à périodicité mensuelle.
B- L’IAG dirige l’étude sur l’Initiative Européenne de promotion de la Gouvernance et sa tranche incitative en réponse à un appel d’offre de la DGDEV/CUE. Ce travail sera mené de Décembre 2010 à Octobre 2011, dans le cadre d’un consortium composé, en plus de l’IAG, d’ECDPM, de l’IDEP, et de la CEA.
C- L’IAG va organiser un espace de réflexion opérationnelle sur la réforme des administrations publiques dans les pays Africains. L’objectif sera de partager sur la charte Africaine sur les valeurs et les principes de la fonction publique et de l’administration de l’Union Africaine et d’identifier un programme de réformes appropriées des administrations publiques Africaines afin de permettre un ajustement des stratégies d’appui sectoriel des partenaires au développement dans ce domaine.
Après les récentes améliorations apportées à son site internet, au Centre de Documentation électronique sur la gouvernance en Afrique et à sa Newsletter en 2010, l’IAG va renforcer l’offre qualitative et quantitative de diffusion de l’information de référence sur la gouvernance en Afrique. Ce saut qualitatif se traduira notamment par :
la poursuite du nouveau plan d’action visant à redynamiser le mapping des experts individuels spécialisés en matière de gouvernance en Afrique ;
la redéfinition de la ligne éditoriale de la Newsletter (dans le sens d’une approche plus problématique et réflexive qu’informationnelle et événementielle) ;
La création sur le site de l’IAG d’une fenêtre (ou d’un espace ressources) dédiée à l’Architecture Africaine de Gouvernance (acteurs, documents de référence, liens, informations, autres ressources, …) ;
la mise à jour de l’index du centre de documentation électronique afin de simplifier l’accès aux documents disponibles ;
le lancement de nouveaux supports tels les ‘Discussion Papers’ destinées aux acteurs de la gouvernance en Afrique et permettant de faire un point de la réflexion opérationnelle sur un enjeu de gouvernance sur le continent ;
La poursuite de l’évolution engagée du site internet par l’intégration de supports audio, vidéo et photos (en commençant par les archives historiques disponibles en matière de gouvernance en Afrique) ;
Le renforcement de la stratégie de syndication avec les principaux sites internet et relais d’information sur la gouvernance en Afrique et dans le monde.
Il importe de noter que ce plan d’action sera actualisé en fonction des opportunités et contraintes, et que l’IAG s’attachera à répondre aux sollicitations ponctuelles en matière de dialogue politique de haut niveau, plaidoyer et recherche opérationnelle qui lui seront adressées à condition qu’elles relèvent bien de ses missions.
Le plan d’action 2011 de l’IAG est transversal et place le changement social au cœur de la gouvernance de développement et vise à la promotion de nouveaux paradigmes pour l’action publique dans les pays Africains. La gouvernance de développement y est pensée comme un processus qui repose sur le dialogue et l’interaction des acteurs publics, privés et sociaux. L’objet du changement ne s’y limite pas aux institutions, aux règles ou aux compétences de chaque niveau ; il concerne bien plus encore les relations et articulations entre les différentes échelles de gouvernance ainsi que la diffusion de l’information et des savoirs sur la gouvernance.
