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Programme 4 : « Flux illicites »

Depuis le début des années 2000, l’Afrique enregistre un taux de croissance économique moyen d’environ 5% par an. Eu égard à ces performances économiques, à la taille de sa population, estimée à 1,225 milliards en 2016, avec un taux d’accroissement de 2,5% par an, le continent africain se positionne ainsi comme le prochain pôle de la croissance économique mondiale.
Cependant une bonne partie des ressources destinées à son développement économique et social est perdue par le continent sous la forme de flux financiers illicites (FFI). Le rapport du Groupe de Haut Niveau de l’Union Africaine estime à 50 milliards US$ le montant annuel moyen des FFI en provenance de l’Afrique . Les FFI sont donc du même ordre de grandeur que l’aide publique au développement (APD) estimé à 57 milliards US$ en 2016 ou l’Investissement direct étranger (IDE) évalué 53 milliards US$.
Le volume des FFI en provenance de l’Afrique a pris une ampleur croissante en dépit des efforts déjà consentis par les pays membres et les institutions du continent pour enrayer la cause de ces flux. Pourtant, l’Afrique a été pionnière dans l’adoption d’un instrument spécifique pour lutter contre la corruption. En effet, la Convention de l’UA pour la prévention et la lutte contre la corruption fut adoptée le 1er juillet 2003, quatre mois avant la Convention des Nations Unies contre la Corruption.
Les FFI sont générés à l’occasion des activités commerciales, des activités criminelles et de la corruption avec des parts respectives de 65%, 30% et 5%. Bien que les FFI directement attribués à la corruption ne représentent que 5%, la corruption facilite la commission des actes nécessaires à la génération des autres FFI. De plus, les FFI ne traquent que les flux sortants du pays. Une bonne partie des produits de la corruption reste dans le pays, est partagée entre les fonctionnaires corrompus et leurs complices du secteur privé et se traduit par un enrichissement illicite et un train de vie qui dépasse celui auquel les membres de ces deux groupes pourraient légitimement prétendre. Toutefois, 33% des richesses en Afrique sont détenues à l’étranger.

Le rapport du Groupe de Haut Niveau de l’UA a formulé une série de recommandations pour lutter contre les flux financiers illicites dans leurs trois domaines respectifs : les activités commerciales, les activités criminelles et la corruption.
Cependant, un rapport de la CEA de mai 2018 portant sur l’état de mise en œuvre de ces recommandations a constaté que la plupart d’entre elles n’ont pas connu d’exécution significative. Il a donc été élaboré une feuille de route pour leur mise en œuvre.
Dans cette perspective l’IAG s’inscrit dans cette dynamique et ambitionne de contribuer à enrayer la génération des FFI et au rapatriement des avoirs du continent qui sont détenus illicitement à l’étranger.
A cet effet, le programme « Combattre les flux financiers illicites » a pour objectif général de réduire, et à terme éradiquer, les flux financiers illicites en provenance de l’Afrique et aider les pays concernés à rapatrier leurs avoirs qui sont détenus illégalement à l’étranger.

Evènements

  • 25 jan

    La Conférence Internationale sur l’émergence de l’Afrique à Dakar : les 17, 18 et 19 Janvier à Dakar

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  • 24 jan

    Les café de l’IAG : sur les migrations, ressources d’intégration régionale

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  • 18 déc

    Les café de l’IAG : la démocratie, les élections et la jeunesse africaine

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